Le GRE

Groupe de recherche et d'entraide artistique

Vincent Regnard (Cirque)

Marion Chobert (Théâtre)

Lucile Beaune (Arts de la marionnette)

Le GRE est né à Dijon en Juin 2015 sous l'impulsion de Vincent Regnard (jongleur de la compagnie Manie - 21), Marion Chobert (metteuse en scène de la compagnie Esquimots - 21) et Lucile Beaune (comédienne et marionnettiste de la compagnie Index - 91). Il s'inscrit aussi dans la mutualisation des équipes de production et de diffusion des compagnies Manie et Esquimots, et associe également Cécile Henny -chargée de diffusion et de production de la compagnie Esquimots, ainsi que Vanessa Douzon -chargée de diffusion et production de la compagnie Manie.

 

Ayant tous trois collaborés auparavant  dans des projets de créations ou de médiation culturelle, ils ont eu envie de créer un groupe de recherche leur permettant de s'entraider autour de leurs différents projets. 

Le GRE c'est donc des laboratoires de quelques jours, où l'on se rencontre pour discuter, présenter des étapes de travail, s'inspirer mutuellement de nos trois disciplines.

Notre démarche et notre collectif n'ont pas d'autres buts que de nous amener à réfléchir sur nos pratiques et nos créations par le croisement des points de vue et des manières de faire. Ainsi, nous nous formons et nous soutenons dans nos projets dans le partage et la bienveillance.

Des réflexions sur la production et la construction de nos projets sont suivies par Vanessa Douzon et Cécile Henny, afin de nous permettre de lier nos projets à leur développement et leur diffusion.

Janvier - Juin 2017 : Résidence au collège de Mirebeau-sur-Bèze avec le GRE 

Initiation aux arts de la marionnette et à la philosophie : classe de 5ème et 4ème 

 

Cette résidence longue a été soutenue par la DRAC de Bourgogne Franche-Comté, le Conseil départemental de la Côte d’Or, le Rectorat de Dijon et la communauté de communes du Mirebellois. Un reportage vidéo a été réalisé par la société R Prod.

 

La résidence s’est déroulée durant l’année scolaire 2016/2017 entre janvier et juin 2017 avec 4 semaines distinctes de présence artistique dans la commune de Mirebeau-sur-Bèze.

La première semaine a eu lieu pendant les vacances de février en partenariat avec l’accueil jeunes de la ville, et les trois autres au sein du collège Arthur Rimbaud entre mars et juin.

 

Chaque semaine de présence s’est articulée autour de deux grands types d’activité pour les artistes :

  • Temps de répétition et de recherche sur des créations en cours  

  • Ateliers menés auprès des jeunes mirebellois

 

Concernant les temps dans le collège, si par différents biais, le projet a pu concerner de nombreux élèves de l’établissement (performances pendant la récréation, séances libres d’initiation au cirque, spectacles, répétitions ouvertes, discussions informelles, initiatives d’enseignants), un parcours d’ateliers plus approfondi a été réalisé auprès de 4 classes de chaque niveau avec pour chacune une discipline dominante différente.

Grâce au dispositif départemental « Starter », une classe de 4ème a pu bénéficier d’un nombre d’heures plus conséquent et de l’intervention de trois intervenantes : Lucile Beaune, Marion Chobert, et Fanny Verrax, philosophe.

Cette résidence artistique a eu comme thématique globale la problématique philosophique du « bien » et du « mal », choisie car étant le sujet de recherche de Lucile Beaune et Marion Chobert dans leurs travaux respectifs ou en commun (spectacles Face au Mur et Monstre Manifeste).

 

Afin de tisser un fil rouge tout au long du projet, une marionnette, nommée Jack, a été installée au sein du collège en amont et tout au long de la résidence artistique. En le présentant comme un personnage ayant mal agi, l’équipe a lancé le sujet philosophique sous la forme ludique d’une énigme. Les élèves ont ainsi été invités à laisser libre cours à leur imagination pour formuler des hypothèses et commencer à réfléchir aux notions proposées.

Les enseignants qui le souhaitaient ont été encouragés à mener un travail avec leurs élèves autour de la figure de Jack, et pouvaient pour cela s’appuyer sur différentes suggestions des artistes (exercices d’écriture et de réflexion transmis à l’équipe pédagogique). Jack a pu être aussi utilisé et manipulé à l’occasion des ateliers menés au sein du collège, en classe, ou encore « à domicile » car il a pu être accueilli chez certains élèves sur un temps donné.

 

  • Restitution des projets menés lors de la dernière semaine de présence dans le collège : Juin 2017.